Gâteries Suaves, un exposition de Laurence De Leersnyder et Bertrand Derel.

Publié le par articulez/ maxime chevillotte/ romma alyskewycz

A partir du 28 janvier 2011, Articulez présente Gâteries Suaves, une exposition de

Laurence De Leersnyder et Bertrand Derel.

 


                                        expo articulez gateries suaves

 

 Suave : Dont l'extrême douceur produit une impression subtile et agréable sur l'un ou plusieurs des cinq sens. En parlant d'art ou d'un artiste ; qui a le goût, l'art de combiner les lignes déliées, les contours fondus, les nuances harmonieuses. (source : CNRTL)

Gâterie : Action de gâter quelqu'un, de l'entourer de prévenances, de lui prodiguer des caresses, des soins délicats, de le choyer à l'excès avec une une complaisance excessive. (source : CNRTL)

Mettre la main à la pâte, transformer la matière, la combiner, lui donner forme. Le but n'est pas d'obtenir simplement une belle chose complaisante mais de travailler à chahuter les sens, de questionner, de nous rappeler. Faire en sorte que dans la subtilité la main rencontre l'intelligence (s'il en est). Que ce soit des lignes, des plans, des volumes, là il est question de faire se rencontrer deux pratiques et deux regards.
Bien souvent, on appréhende une sculpture par le mouvement ; d'abord par celui de son corps puis en recomposant dans sa tête le geste de l'artiste. C’est en fin de compte la somme de ces points de vue qui va permettre une vision d’ensemble. Chaque point de vue n’est qu’une simple image ou facette de cette œuvre et ce n’est que mentalement que l’on opère leur addition. Il y a bien des recettes pour aider à faire cette émulsion et toutes sont bonnes. Là nous proposons un dialogue entre deux travaux afin de faire ressortir cet espace ténu et commun qui les lie.
Comme liaisons, on pourrait parler de l'idée de faire les choses à la main. Cela implique dans le fond une pratique d'atelier particulière plutôt axée sur l'expérience. Une sorte de laboratoire ou peut être de cuisine. Un endroit ou les formes naissent de l'expansion tout autant que du calcul. Une sorte d'espace un peu paradoxal où les sens seraient les ingrédients de notre plat et la raison notre goût. En fin de compte les couverts ne seraient que nos matériaux et par votre bouche ou par vos yeux il deviendraient plaisir.
Oui, nous ne sommes plus sur une paillasse, le temps des essais est terminé. Nous sommes bien à table et souhaitons être dans votre bouche comme l'est le plus délicat des mets.
 
 
 Vernissage : jeudi 27 janvier à partir de 18h30. 
 Articulez 
 14, rue des Taillandiers 
 75011 Paris  
 Métro : Bastille ou Ledru Rollin. 

 

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